TRANS 305

/ Paysage du Chantier

/ à propos

Le paysage, tel que défini par la convention européenne du paysage, résulte des actions combinées de facteurs naturels et humains. Cependant, pour nombre de personnes, le paysage n’existe-t-il pas, aujourd’hui encore, seulement comme une antithèse de la ville qui est synonyme pour elles d’espaces fermés et de contraintes ?

Quel site mieux que celui d’un grand chantier urbain peut incarner cette contradiction ?

Comment tenir pour paysage le chantier de la ZAC du Plateau, investi en juin 2010 par Stefan Shankland – à l’origine du projet TRANS305 – et son équipe ? Autrement dit, comment développer un travail photographique sur le « Paysage du chantier » dans un contexte spatialement contraint et visuellement surchargé de signes ?

C’est une approche photographique simple que j’ai choisi d’adopter pour questionner les dynamiques paysagères naissant des interactions entre d’une part la croissance régulière et assurée de l’imposant bâtiment de l’annexe du ministère des finances ; d’autre part la fragile émergence/disparition de l’Atelier/TRANS305. Elle a consisté en la réalisation de séries photographiques depuis quatre points d’observation ; chacune étant constituée de clichés respectant un même cadrage et pris à des intervalles de temps donnés.